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ATHIES

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       ATHIES                           

 

ATHIES

 

 

La commune est traversée par la Scarpe canalisée

  

La Scarpe.

À l’origine, la commune d’Athies s’appelait Atheæ, Atheiæ, mot tiré du bas latin qui signifie « cabane ». C’était autrefois une région de marais où vivaient des pêcheurs et des tourbiers La ville tire son nom du celtique Athis qui signifie « prés de l'eau »

 

    1. Histoire

 

En 653, le village a été donné par le roi Thierry à L'abbaye de Saint-Vaast. De toute ancienneté, la cure d'Athies a été desservie par un religieux de Saint-Vaast, résidant sans doute à la ferme d'Hervin.

Au temps de Philippe d'Alsace, en 1212 et 1239, des contestations très vives s'élevèrent entre le village d'Athies et d'Anzaing au sujet de la jouissance de pâturages prétendus communs.

En 1493, le village fut pillé et brûlé par les soldats allemands de la garnison d'Arras.

Au mois de juillet 1654, lors du siège d'Arras par les Espagnols, le comte de Fuensaldagne pris ses quartiers entre Athies et Saint-Laurent-Blangy. Les Français conduits par le maréchal de la Ferté tentèrent à plusieurs reprises de forcer les lignes espagnoles. Finalement, ils réussirent à la faveur d'un incendie qui prit dans le camp espagnol.

Athies, aussi loin que l'on peut remonter dans le temps par les documents, a presque toujours été seigneurie de l'abbaye Saint-Vaast d'Arras, très puissante, qui possédait tout autour d'Arras et à Athies même, de nombreuses fermes et des revenus considérables. Il existait également une baronnie, laïque, elle dite « baronnie de Saint-Vaast » qui devait foi et hommage à l'abbaye de Saint-Vaast. En 1713, cette baronnie appartenait aux Palisot d'Artois. Noël-Albert Palisot, chevalier d'Athies et seigneur de Mingoval, conseiller du roi, receveur général de ses domaines et provinces de Flandre, Artois et Cambrésis, prêta hommage et foi dans l'abbaye de Saint-Vaast pour sa baronnie d'Athies.

Le château se dressait à l'endroit qui s'appelle actuellement la Baronnie. L'ancienne église qui existait avant la guerre 1914-1918 avait été construite en 1786 juste avant la Révolution française. Alors que beaucoup d'églises ont été détruites sous la Révolution, l'église d'Athies qui était neuve fut épargnée.

Le village d'Athies fut envahi à plusieurs reprises au cours des siècles, notamment par les Espagnols au XVIIe siècle.

Le village fut complètement détruit en 1914-1918.

      1. Lieux et monuments
        1. Le monument écossais

Le long de la route Arras-Douai RD 950 (ex-RN 50) se dresse un monument réalisé sous les directives d'officiers écossais du 9e régiment en souvenir des combats qu'ils ont livrés lors de la Première Guerre mondiale.

Le 9 avril 1917, au premier jour de la bataille d’Arras, les soldats de la 9e Division Écossaise libèrent le village d’Athies. En l’honneur de cette division, au lieu-dit le Point du Jour au bord de la route Arras-Douai, un mémorial en forme de tour a été édifié comme un « cairn » : des pierres, ici des blocs de granit apportés d’Écosse, amoncelées en mémoire des morts suivant la tradition celtique. Ce cairn porte les noms des batailles auxquelles la Division a participé au cours de la Grande Guerre. Tout autour du monument, 26 pierres rappellent les unités qui la composaient.

Ce monument a été déplacé au cours de l'année 2006 pour des problèmes de sécurité routière de son accès.

Face au monument se trouve le Point-du-Jour Military Cemetery. Ce cimetière est créé lors de la bataille d’Arras pour accueillir les corps de 82 soldats tués lors de l’attaque de la redoute fortifiée allemande du Point du Jour, qui faisait partie, devant Athies, du dispositif de la « Brown Line », la seconde ligne allemande. Parmi eux, des hommes de la South African Brigade (brigade sud-africaine) qui avait valu à la division d’être surnommée la division des « Jocks ans Springboks » (surnoms railleurs des Écossais et des Sud-Africains). Pour les soldats sud-africains, ce sobriquet se réfère à leur emblème, le springbok, espèce de gazelle réputée pour ses sauts répandue en Afrique méridionale. Après l’Armistice, les Britanniques regrouperont au Point du Jour plus de 650 tombes provenant de cimetières de villages proches.

En 2002, lors des travaux de terrassement de la zone d’activité d’Actiparc située de l’autre côté de la route nationale, le service archéologique de la ville d’Arras a mis au jour une fosse où 20 soldats du 10e bataillon du Lincolshire Regiment, tous originaires de la ville de Grimsby, avaient été enterrés les uns à côtés des autres, bras dessus, bras dessous. 5 de ces « Grimsby Chums », (en français « les potes de Grimsby ») reposent aujourd’hui au cimetière du Point-du-Jour

        1. Église Saint-Christophe

L'église datait de 1786 mais fut démolie pendant la guerre de 1914-1918.

        1. L’huilerie Griffiths

En août 1913, Thomas Griffiths, s’associe avec son fils aîné, Edmond (1888-1965), au sein de la « société en nom collectif T. Griffiths et fils », pour les affaires de « courtage et de commission en grains, graines, huiles, tourteaux et engrais ».

Le 28 février suivant, ils acquièrent un établissement industriel situé sur la rive gauche de la Scarpe, entre Athies et Feuchy, comprenant :

  • deux moulins à huile (dont l’un élevé sur fondations dans la rivière),

  • un magasin pour les huiles et un second pour les tourteaux,

  • une maison d’habitation

  • et des dépendances.

Cette usine a tout d’abord fabriqué de l’huile de table, extraite de graines d’arachide communément appelées "cacahuète". Elles provenaient du Sénégal sur des navires déchargés au port de Dunkerque et acheminées par péniche, d’environ 200 tonnes, jusqu’au quai de La Scarpe. Ces péniches étaient tirées par les bateliers, puis plus tard par des chevaux et finalement par tracteur.

Les cacahuètes, en sacs déchargés à dos d’homme, étaient ensuite broyées et pressées pour en extraire l’huile. Ensuite, avec les résidus on faisait des tourteaux en galette pour nourrir le bétail.

Au centre de l’usine, une très grande roue actionnée par une chute d’eau servait de moteur pour faire tourner les meules qui écrasaient les graines avant le pressage. Après raffinage et filtration, l’huile était conditionnée en fûts de 200 et 25 litres et enfin en bouteilles de verre.

L’expédition se faisait en gare de Saint-Laurent-Blangy. Le transport s’effectuait avec des voitures attelées à des chevaux et par la suite par camions. Après plusieurs années, l’usine a aussi fabriqué de l’huile de lin qui entrait dans la composition de la peinture.

Durant la Seconde Guerre mondiale, les graines d’arachide ne parvenant plus des colonies, c’est à partir de graines de colza, de la culture régionale, que l’on fabriqua de l’huile. L’usine employait une cinquantaine d’ouvriers. Ils travaillaient en 3 postes de 8 heures pour assurer la marche continue des chaudières alimentant le raffinage. Elle a cessé ses activités et fermé ses portes en 1961-1962, à cause de la concurrence des prix. Les coûts de fabrication sur les lieux de culture des graines étant plus rentables

      1. Personnalités liées à la commune

 

PHOTOS

  

 File:Athies-les-Arras Eté2016, les anciennes Huileries Griffiths et Fils (1).jpg

 

C.GOURNAY 2
      Les anciennes huileries Griffiths    

DESSINS

    
   
          

TABLEAUX

    
   
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